Stress oxydant

Qui est-il et comment le combattre?

Le stress oxydant méfiez-vous de cet agresseur dont vous ignorez tout… Qu’est ce que c’est ?

Une réponse : La curcumine, le boswellia serrata, le gingembre…

Lorsque vous appliquez une peinture protectrice sur une charpente métallique, c’est pour la protéger de la rouille car l’oxygène et ses dérivés risquent à terme de l’abîmer.

C’est exactement ce qui se passe dans notre organisme quand il est en bonne santé : nous respirons et nous vivons grâce à l’oxygène. Mais lorsqu’on respire des produits dérivés de l’oxygène, ils peuvent aussi se retourner contre nous si leur production n’est plus régulée par les antioxydants.

Ces dérivés de l’oxygène, c’est ce qu’on appelle LES RADICAUX LIBRES.

Il s’agit en fait d’un atome ou d’une molécule qui possède un électron « célibataire », ce qui le rend profondément instable. Le radical libre va donc tenter de se stabiliser au détriment d’une molécule voisine. À son tour, celle-ci se transforme en radical libre… et ainsi de suite. Le phénomène se propage en une véritable réaction en chaîne.

C’est le stress oxydant.

Le stress oxydant est tout sauf une forme nouvelle de stress. C’est un phénomène physique qui accélère notre vieillissement et contribue à l’apparition de nombreuses maladies. Il survient en raison des excès et des méfaits non régulés des radicaux libres.

On a mis longtemps avant de découvrir les méfaits de ces étranges particules. Leur découverte remonte aux années 70. Pourtant, quelque chose clochait. En même temps qu’ils observaient journellement les bienfaits de ces avancées scientifiques, les médecins en découvraient les limites. Bon nombre de maladies dites chroniques, de dégénérescence, immunitaires ou encore auto-immunes, restaient hors de portée.

Pourquoi ? Tout simplement parce que ces recherches directement issues de l’ère Pasteur n’étaient pas conçues pour lutter contre ce phénomène complexe que représente le stress oxydant.
Le stress oxydant est un phénomène physiologique lié à l’évolution de l’espèce. Il nous accompagne de notre naissance à notre mort. Normalement, il s’autorégule naturellement par le biais de notre production naturelle d’antioxydants.

Quand il est correctement régulé par notre organisme, c’est un phénomène absolument indispensable à notre santé et notre survie. L’oxydation fait partie intégrante de nos mécanismes de défense et d’élimination des agents pathogènes que représentent les bactéries et les virus.

Les antioxydants les plus connus sont directement apportés par l’alimentation : Les curcuminoïdes, le Boswellia Serrata, le gingembre…

Les antioxydants agissent comme des boucliers contre les excès des radicaux libres.

En réalité, notre alimentation n’est pas toujours exempte de déficiences et de déséquilibres :

Nous fumons, nous sommes trop, trop souvent, trop longtemps stressés, nous nous agitons inutilement ou pratiquons un sport de façon trop intensive. Nous respirons un air pollué et mangeons des aliments de mauvaise qualité souvent bourrés de pesticides…
Tout cela conduit au débordement naturel de nos défenses antioxydantes appelées encore « défenses antiradicalaires ».

Le stress oxydant empêche notre guérison « autonome » au moyen de nos systèmes de défense dont la fièvre, la transpiration et l’élimination.

Le Professeur Luc Montagnier ne cesse d’ailleurs d’affirmer ce lien entre l’importance du stress oxydant, les maladies chroniques et la difficulté à les traiter avec des médicaments ou des moyens simples et limités.

Toutes les structures cellulaires sont susceptibles d’être altérées et c’est de cette altération que surviendra tel ou tel problème, ainsi que l’accélération du vieillissement.
Réguler le stress oxydant, c’est facile (enfin, en principe…) !
Pour réduire les effets du stress oxydant, il faut limiter en quantité et durée les sources de radicaux libres.

L’exposition excessive aux rayonnements solaires par exemple. Bien que l’exposition régulière au soleil soit absolument nécessaire à la production par la peau de la vitamine D.

Le tabac, la pollution de l’air (ozone, particules fines, dioxyde d’azote…) et la pollution domestique (désodorisants, moquettes, encens, bougies parfumées, etc…), les pesticides, les additifs industriels, les aliments trop cuits, le pain ou les viandes noircies voire carbonisées, débordent nos défenses antiradicalaires… La mauvaise qualité de notre alimentation et le déficit en nutriments viennent achever le travail.

Et je ne parle pas là de la pollution électromagnétique par les ondes de nos téléphones portables et surtout de leurs antennes relais en 4G et bientôt en 5G, des ondes émises par nos box wifi ou par nos téléphones d’intérieur sans fil !

Mais la prise de conscience de l’impact de tout cela sur notre santé est indispensable. Le simple fait de le réaliser peut nous aider à adopter les bons réflexes simples et à portée de tous, comme :

Protéger ses yeux avec de bonnes lunettes de soleil
Protéger sa peau avec de bonnes crèmes solaires, sans additifs toxiques

Limiter la consommation d’aliments industriels dont le prix, le goût et la conservation (par certains antioxydants) se font au dépend de leur qualité nutritionnelle et de nombreux additifs dont on ne connaît pas bien les dangers.

Préférer, pour les fruits, la plupart des légumes, les viandes, les poissons, les céréales… des aliments dont on connaît le mode de culture, d’élevage, de conservation, ce qui n’est pas obligatoirement synonyme de nourriture dite « bio ».

Augmenter, à chaque repas, les portions de fruits et légumes (de qualité et sans pesticides ni engrais chimiques)

S’intéresser aux modes de cuisson en essayant de ne jamais atteindre les 100°C, de ne pas trop griller encore moins noircir le pain ou la viande

Ne pas boire n’importe quelle eau contenant possiblement des éléments toxiques comme les nitrates (qui, oxydés, se transforment en nitrites, de puissants cancérogènes), des métaux toxiques ou des résidus de médicaments.

Se détendre, méditer et essayer d’aller respirer le plus souvent possible loin des villes et des sources de pollution.

En plus de ces simples mesures personnelles de protection, il y a des mesures de santé publique qui pourraient être prises d’urgence comme la protection et l’éloignement des écoles des cultures traitées aux pesticides.

On sait que les jeunes enfants, en période de croissance, sont les plus vulnérables à ce type d’agressions. Cette vulnérabilité peut entraîner de graves troubles, à la puberté, du développement du système nerveux. L’autisme dont les courbes de fréquence (dans nos pays occidentaux) suivent étrangement les courbes de la pollution, fait probablement partie de ces troubles.

Avez-vous un bouclier efficace contre les radicaux libres?
Avant toute chose, il faut s’interroger sur son mode de vie, son alimentation, sa façon de se protéger les yeux et la peau, sa façon de préparer et de cuisiner les aliments, sa façon de pratiquer un sport, ses périodes de récupération… Ce n’est pas le plus difficile!

Certains examens biologiques (bilans du stress oxydant) peuvent être proposés régulièrement tant en prévention qu’en accompagnement de traitements spécifiques…………..

Ces bilans sont difficiles à réaliser car, dans l’absolu, ils nécessitent de prélever et envoyer au laboratoire du sang congelé, afin de doser le mieux possible la vitamine C et le glutathion qui sont au centre des « défenses antioxydantes ».
Les bienfaits d’une supplémentation sur mesure
Une supplémentation mal menée (hors de tout besoin personnel ou en excès) sera inefficace et peut même se révéler dangereuse. Car tout excès inapproprié d’antioxydants peut devenir, lui-même, un oxydant.

C’est pourquoi il faut envisager une supplémentation sur mesure. C’est en tous cas mon avis et celui de nombreux autres praticiens, nutritionnistes et chercheurs.

Il y a des règles à respecter, notamment en cancérologie : on évite de supplémenter en cours de traitements chimiothérapiques au risque d’en affecter le résultat.

Par contre, les bilans biologiques permettent de déterminer vos besoins spécifiques, peuvent considérablement améliorer l’efficacité de certains traitements, en diminuer la toxicité, faciliter la récupération et accélérer la guérison.

Quelques mesures simples à la portée de tous !
Sans revenir aux mesures de protection de la peau, des yeux, des artères (notamment par une meilleure nutrition) et aux recommandations concernant le tabac, les excès d’alcool, nous pouvons tous :

Apprendre à pratiquer régulièrement un exercice musculaire, à se reposer et récupérer correctement entre les périodes d’exercice et à s’échauffer systématiquement avant celui-ci.

Contrôler l’air que nous respirons chez nous. On insiste souvent sur le fait que cet air peut être beaucoup plus polluant que l’air extérieur : la présence de résines, de matériaux modernes de construction (comme les colles, les enduits, certaines peintures..), de produits ménagers et même de désodorisants (souvent présentés comme des dépolluants) est un des facteurs qui rend cet air domestique plus néfaste que l’air public.

Contrôler l’eau que nous buvons mais aussi celle que nous utilisons pour nous laver, préparer notre soupe, notre thé ou notre café. Même si, dans ce domaine, il n’existe pas de solution miracle, les « carafes filtrantes » représentent un plus par rapport à l’utilisation passive de l’eau du robinet ou celle des eaux embouteillées qui sont rarement dépourvues d’inconvénients.

Se coucher à heures régulières et favoriser les conditions d’un meilleur sommeil : pas d’écrans le soir, pas de SMS avant de s’endormir, quand ce n’est pas au milieu de la nuit. Aérons au maximum notre chambre (même en hiver), baissons la température du corps avant l’endormissement par une sortie extérieure ou une douche fraîche (aux environs de 25°), rechargeons notre téléphone portable loin du lit et mettons-le en « mode avion ».

Utiliser le programme qui coupe automatiquement l’émission de sa box wifi au moment des heures de sommeil (Celle des voisins reste incontrôlable mais souvent plus faible !)

Source : Docteur Dominique Rueff avril 2018

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