Curcumine et Pipérine

CURCUMINE ET PIPÉRINE

Le curcuma

Curcumine et Pipérine (poivre noir) contre les cellules souches du cancer

Une nouvelle étude montre que le mélange curcumine + pipérine limite la croissance des cellules souches du cancer du sein. Celles qui sont le plus difficiles à éliminer avec les traitements conventionnels.

A l’université du Michigan, Madhuri Kakarala, médecin, cancérologue, et docteur ès sciences. Mais aussi nutritionniste. Affectée par un cancer au cours des dernières années, s’est spécialisée. Son cancer de la thyroïde au stade IV avéré, elle a mis tous ses talents de chercheuse et de clinicienne au service de son propre traitement. Elle est rapidement arrivée à la conclusion que les interventions nutritionnelles pouvaient grandement favoriser une réponse rapide aux traitements, ainsi qu’un rétablissement beaucoup plus rapide, une récupération raccourcie par moins de pertes physiologiques.

Comme elle est aussi d’origine Indienne, elle s’est inspirée des traditions médicales et culinaires de son pays et a été fascinée par les effets prometteurs du curcuma dans la prévention et le traitement des cancers, et principalement des principes actifs du curcuma, les curcuminoïdes.

docteur madhuri

Dr Madhuri a publié un article important sur l’effet de la curcumine du curcuma sur les cellules souches du cancer du sein. [1] Les cellules souches sont au centre d’études qui explique que le cancer peut récidiver même avec un traitement en apparence efficace.

Malgré que toutes les cellules cancéreuses aient été éliminées, quelques unes de ces cellules souches du cancer sont capables de former à nouveau des colonies entières de nouvelles cellules cancéreuses. Donc, pour prévenir une récidive, il faudrait pouvoir éliminer ces cellules souches définitivement à la source.
Mais, comme elles ne se divisent pas de façon active, la plupart des traitements existants contre les cellules cancéreuses (radiothérapie, chimiothérapie) ne sont pas efficaces contre les cellules souches. De gros moyens de recherche dans l’industrie pharmaceutique sont consacrés au développement de nouvelles thérapies pour cibler ces fameuses cellules souches chimiquement alors que la nature apporterait une solution plus sure !

A l’Université du Michigan, le laboratoire de Madhuri étudie depuis plusieurs années l’effet de la curcumine (une des substances les plus actives du curcuma parmi ses 3 curcuminoïdes), et de la pipérine (une substance active du poivre noir) sur le cancer du sein.

 

Dans sa dernière étude, elle vient de démontrer que des concentrations de curcumine et de pipérine que l’on peut obtenir par l’alimentation et surtout par des compléments alimentaires, sont capables de faire disparaître les cellules souches du cancer du sein, sans induire de dommage aux cellules normales du sein. Il n’y a aucun effet de toxicité cellulaire comme celui des anticancéreux conventionnels chimiques, et à l’avantage de notre santé, un effet ultra sélectif sur les cellules souches « alien ».

« Cette étude montre que ces composés ne sont pas toxiques pour le tissu normal du sein, » dit le Dr. Kakarala. « Les femmes qui sont à haut risque pour un cancer du sein aujourd’hui peuvent choisir de prendre un médicament comme le tamoxifene ou le raloxifene pour la prévention, mais la plupart des femmes ne les prennent pas parce que leurs effets secondaires sont trop importants. Penser que la nature nous donne un composé alimentaire naturel qui agir comme ces médicaments est attirante, ainsi la curcumine et la pipérine semble être une solution sans toxicité pour l’organisme. »

La curcumine et la pipérine sont et ont été le sujet de nombreuses autres recherches comme agents de traitement du cancer, plus de 6000 à ce jour. Mais cette étude est la première à montrer que ces composés nutritionnels pourraient agir sur le cancer en ciblant les cellules souches.

Il est très important de noter des effets secondaires quasi nuls à contrario des médicaments comme le tamoxifène ou le raloxifène qui en plus n’agissent que sur les cancers sensibles aux œstrogènes.

En ciblant les cellules souches, la curcumine et la pipérine ont le potentiel d’être utiles dans un bien plus grand nombre de cancers du sein, particulièrement ceux qui ne sont pas sensibles aux œstrogènes, souvent plus agressifs aux métastases chroniques.

Si cette étude n’a pour l’instant été faite qu’en laboratoire sur des colonies de cellules dans des boites de Pétri ou de quelques initiatives personnelles, nous ne sommes pas sur une étude clinique qui permettrait de recommander de prendre du curcuma en gélules à des doses particulières pour certains types de cancer.

Toutefois, dans la mesure où les doses alimentaires de curcuma et de poivre noir ne sont quasiment jamais toxiques, il me semble parfaitement raisonnable de s’assurer de consommer régulièrement une cuillère à soupe de curcuma par jour (avec une pincée de poivre) dans sa cuisine, comme je le fais moi-même depuis des années maintenant.